N comme Nécrologie

Une nécrologie est un texte de longueur variable, publié dans un journal ou magazine peu après le décès d’une personnalité, ou dite lors des funérailles d’un défunt, et qui comprend généralement une courte biographie du défunt.

Nous avons la chance d’avoir pu conserver le discours nécrologique fait lors des funérailles du Curé Charles-Auguste Grandidier.

Ce dernier, fils de Paul (1814-1900) et de Marie-Rose Marqué (1813-1881) est né à Housseras le 26 janvier 1850. Ordonné prêtre le 7 juin

1873, il fut nommé vicaire de Taintrux dès le 24 juin, curé de Bettegney-Saint-Brice le 19 janvier 1879, enfin il est nommé à Ville-sur-Illon le 10 mai 1889.

 

Le curé Charles GRANDIDIER avec sa mère Marie-Rose Marqué (20/03/1813 ‑ 20/07/1881) et sa sœur aînée Marie-Angélique (29/11/1838 ‑ 06/11/1925) devant l’église de Bettegney, donc entre 1879 et1888

 

En 1912, il fut l’objet d’une sérieuse agression comme l’atteste l’entrefilet découpé dans le journal local du 18 octobre, que mon père a pu photocopier  (voir mon challenge AZ lettre J comme Journaux).

Malade, ne pouvant plus s’acquitter de son devoir, il se résignera à prendre sa retraite le 19 juin 1914 et décédera, selon les déclarations de Céleste Vigneron, sœur Saint-François religieuse et Jules Brice instituteur, le 1er septembre 1917 à l’hospice de Ville-sur-Illon à 6 heures du soir. Il s’était retiré près de ces religieuses « dont il appréciait si bien le zèle et le dévouement ». Nous pouvons savoir aussi que « derrière le rude aspect de montagnard vosgien, et son abord un peu brusque… » son cœur recelait des « trésors de bonté et de bienveillance ».

Si nous savons tous ces détails, c’est grâce à la lecture du discours nécrologique prononcé à l’enterrement du curé Grandidier dont nous avons retrouvé la copie :

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