WANTED

Il s’appellerait Paul PITOY et serait né vers 1895

Il aurait eu une liaison avec Reine Renée LEFEBVRE (1897‑1973),

et un enfant serait né le 24 juillet 1920 à Paris 13e, non reconnu puisqu’il porte le patronyme de sa mère

Il était toujours vivant le 11 novembre 1923 ( date de la photo) car il existe une dédicace au dos de celle-ci :

« A ma Chère petite Reine adorée » signé Popol.

 

Si vous reconnaissez cet homme et pouvez me donner des renseignements,

merci de me contacter par mail : grandidierjl @gmail.com.

La guerre « franco-prussienne » de 1870-1871 dans les Vosges

Sur Twitter élise Lenoble (@EliseGenealogie) nous suggère dans une très belle vidéo de profiter du cent-cinquantenaire de la guerre de 1870, pour « plonger »dans notre généalogie. Je me suis pris au jeu.

Car, depuis environ l’an 1580, notre famille est restée implantée au sud-est du département actuel des Vosges, sur le versant lorrain du massif vosgien qui descend en pente douce vers l’ouest, dans un petit périmètre, sorte de losange reliant Raon-l’Étape au Nord, Rambervillers à l’Ouest, Gérardmer au Sud et Saint-Dié-des-Vosges à l’Est. Ce n’est qu’en 1920 que mon grand-père quitta la ferme familiale pour s’engager chez les pompiers de Paris.

==>voir précédent billet de blog :

« Les deux vies de Paul Grandidier, mon grand-père. (jlgrandidier-genealogie.fr)

Si mes ancêtres ne participèrent pas en qualité de combattant à cette guerre qui opposa la France et les états d’Allemagne sous domination de la Prusse, ils eurent à subir les dures réalités de celle-ci, car ils étaient en plein cœur des hostilités !

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Les deux vies de Paul GRANDIDIER, mon grand-père

Marie Paul Antoine Xavier Grandidier naît le 12 juin 1900 à La Salle (Vosges) C’est le troisième enfant de Paul Grandidier ( dit papa Paul ) et Marie Mathilde Litique.

Il a deux sœurs aînées et un frère cadet:

Marie Denise est née le 9 octobre 1894 et décédée le 16 janvier 1933 à Paris (inhumée à La Bourgonce)

Marie Mathilde Marcelle (dite la tante Marcelle) est née le 10 octobre 1896 et décédée le 19 mars 1971 à l’hôpital de Saint‑Dié.

Marie Charles Georges François est né le 3 avril 1903 et décédé le 20 décembre 1976 à l’hôpital de Nancy.

Il grandit dans la ferme familiale de La Salle, et comme tout adolescent de l’époque participe aux travaux des champs avec son père, tout en poursuivant sa scolarité à l’école communale du village.

Mais le 2 août 1914, c’est la déclaration de guerre. Les derniers jours d’août marqueront les temps les plus noirs de l’histoire des villages vosgiens. Dès septembre 1914, le village de La Salle n’est pas épargné. La ferme familiale n’échappe pas à la destruction.

Paul a 14 ans, mais il participera à la reconstruction de la ferme. Les matériaux sont rares, aussi on utilise les pierres des maisons ou de fermes voisines qui ne seront pas reconstruites, car leurs occupants sont définitivement partis ou décédés.

Pourtant, bientôt Paul, à 19 ans, choisira de quitter son village natal, de laisser à son frère cadet le soin poursuivre le travail de ferme familiale. Il veut tenter sa chance à Paris…

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De l’orthographe des noms de famille

Jean‑François « dit l’aîné »Grandidier épouse Marie‑Anne Grandidier sa petite cousine, le 29 avril 1789. Il a alors 52 ans et Marie‑Anne a 26 ans.

Cependant ce n’est pas de « l’originalité » de ce mariage dont je veux vous entretenir aujourd’hui (Il fera certainement l’objet d’un billet de blog ultérieurement), mais de l’orthographe des noms de famille qui, encore en cette fin de XVIIIsiècle, n’est pas encore tout à fait fixée.

Nous en avons la preuve dans l’acte de mariage mais aussi dans les signatures que nous regarderons avec attention car elles nous réservent aussi des surprises

Dans l’acte de mariage nous trouvons deux écritures pour le nom de famille des époux : Grandidier et Granddidier.

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Barbe, « la Grosse du bois »

À Bréhimont, hameau de Saint‑Michel‑sur‑Meurthe (88) naissait le 27 mai 1660 Barbe Grandidier, fille de Jean dit le jeune Grandidier, (mon sosa 1024) et de Catherine Blaise.

Elle habite chez ses parents à l’Hoste-du‑Bois (hameau qui deviendra plus tard la commune de La Salle), lorsqu’elle épouse, à 18 ans, le 22 novembre 1678 en l’église de La Bourgonce Georges Gérardin (âgé de 25 ans) né en 1653

Le couple s’installe à Saint‑Michel‑sur‑Meurthe.(hameau de Bréhimont) où Georges Gérardin décèdera à l’âge de 50 ans le 6 mars 1704.

 

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Les dangers et les limites des sites de généalogie

Je m’intéressais, en vue d’un futur billet pour mon blog (rubrique : histoires familiales) à Barbe Grandidier, fille de Jean dit le jeune Grandidier, (mon sosa 1024) et de Catherine Blaise.

Mariée à l’âge de 18 ans, le 22 novembre 1678 en l’église de La Bourgonce à Georges Gérardin (25 ans) né en 1653, elle eut 16 enfants pendant les 24 années de leur union. En effet, Georges Gérardin décèdera à l’âge de 50 ans le 6 mars 1704.

Je me suis rendu sur le site de généalogie X (je ne veux pas le stigmatiser en le citant nommément, car c’est pareil sur les autres !) et j’ai feuilleté, en affichant les noms du couple et la localisation :Vosges, au moins une quarantaine d’arbres déposés par des généalogistes « vraiment amateurs »…

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Famille et généalogie

« On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille… », on connaît la chanson ! Tout comme « l’incomparable air de famille », cette étrange ressemblance qui fait que les autres sont aussi les miens…

Fils de… pourquoi, pour dire un homme, le présenter comme un fils, racontant alors sa lignée ? Maillon dans la chaîne des générations, membre d’une lignée ouvrant sur l’infini, immergeant l’histoire de la famille dans la grande histoire de l’humanité, nous pourrions en avoir le vertige…

Pourtant, parmi toutes les constructions sociales, la famille occupe une place à part. C’est dans l’enceinte familiale que s’expérimente une forme originale de l’attachement et de l’interprétation de soi.

La confrontation aux histoires que tisse la réalité familiale dessine, en effet, progressivement un art d’être soi. C’est là, où l’on découvre qui l’on est et qui l’on veut être…

« Il y a une longue résonance du plus ancien ancêtre au dernier descendant. Mes ancêtres, je les reproduis ». Georges Clemenceau.

Telle est ‑ selon moi ‑ l’image de la famille, lieu potentiel de construction ou de déconstruction des identités personnelles, conjugales, familiales et sociales. Mais aussi lieu de mémoire : elle tire de la longue lignée des devanciers sa dimension monumentale. Elle y puise ses modèles, ses certitudes ou, du moins, ses assurances sur ce qu’être humain veut dire.

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La « tante Marcelle » et ses deux fils Roger et Paul François

Il me semble évident de dédier un billet à la « tante Marcelle » et à ces deux fils Roger et François‑Paul Didier, l’un et l’autre déportés à Mauthausen, victimes de la barbarie nazie…

Marcelle Grandidier (sœur de mon grand-père paternel) est née à La Salle (88) le 10 octobre 1896. Elle est décédée le 19 mars 1971 à Saint‑Dié‑des‑Vosges.

Elle s’est mariée à Émile Didier à Etival, où elle travaillera toute sa vie à la bien connue papeterie de Clairefontaine.

Ils auront deux fils : Roger Didier , né le 27 janvier 1923 et Paul‑François Didier, né le 28 février 1925.

Essayons de rappeler sommairement la chronologie de la guerre dans la région en 1944 :

Le 14 juillet 1944, une trentaine de jeunes gens projettent de faire sauter un pont de chemin de fer entre Étival et Saint‑Dié : ils seront arrêtés et déportés à Dachau.

 Du 2 au 24 août, c’est l’opération « Plainestal », les allemands procèdent à 87 arrestations dans la vallée du Rabodeau.

 Les 12 et 13 août, ont lieu le parachutage de S.A.S Anglais et de Jedburghs (officiers français, britanniques et américains, parachutés de nuit en zones occupées avec mission de rallier les maquis existants, de les armer, de les instruire et les encadrer au combat.

   Le 1er septembre, nouveau parachutage S.A.S près de Baccarat et arrivée de Kommandos de Gestapo à Raon‑l’étape, Baccarat, Saint‑Dié, Fraize et Gérardmer.

   Le 2 septembre, c’est la dispersion du maquis de Fouchifol près d’Entre‑Deux‑Eaux.

   Le 4 septembre, c’est l’attaque du maquis de Viombois  (nous y reviendrons plus après).

  Le 7 septembre c’est au tour du maquis du Haut‑Jacques d’être attaqué.

  Entre le 16 et le 18 septembre, c’est le redéploiement des Kommandos de la Gestapo, Le Kommando Wenger opère sur Étival et ses environs.

 Entre 17 et 19 octobre, s’opèrent les arrestations des cadres forestiers et des maquisards du secteur d’ Étival, suivies de déportations : 34 à Étival, 9 à La Bourgonce et Saint‑Rémy, 16 à La Salle.

  Le 3 novembre 1944, les américains libèrent Saint-Rémy, La Salle et Nompatelize.

 

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Les étranges prénoms portés par mes premiers aïeux vosgiens

 

               Demange : ou sa déformation phonétique Demenge.

C’est le prénom porté par le plus ancien ancêtre (sosa 8192), que j’ai pu retrouver, né à Brouvelieures vers 1490

C’est un prénom que l’on trouve à cette époque essentiellement dans le département actuel des Vosges (un peu aussi en Meurthe-et-Moselle et en Moselle). On le retrouve aujourd’hui dans le même secteur, comme nom sous les formes de Demangel, Demangeon, Demangeot…

Certains (qui se veulent érudits) affirment que Demange pourrait être une dérivation de « mangari » (man = homme, gari = lance) un nom d’origine germanique, ainsi étymologiquement Demange serait l’homme à la lance…, donc un guerrier ou un chasseur ?

Pour d’autres, Demange serait une déclinaison phonique de dimanche. Ainsi, Demange pourrait à l’origine être un prénom donné à un enfant né un dimanche…,

Pourtant, je pense que l’origine la plus probable est la suivante :aux xve et xvie et même encore au xviie siècle, la Lorraine parlait exclusivement le patois et Demange, serait la forme régionale et patoisée de Dominique. Cette probabilité se trouve confirmée par un message que m’a laissé sur le « net » Christian Herbé, dans le cadre d’un groupe de discussion généalogie vosgienne. Il trouve dans sa généalogie « un certain POIREL prénommé Demange lors de son baptême qui devient Dominique sur son acte de mariage. »

 

               Mangeon : ou sa déformation Mengeon

Il n’y a aucun doute, il s’agit ici d’un hypocoristique (intention affectueuse, caressante) de Demange, au même titre que les Mengin, Mangel, Mengeot…, que l’on retrouve dans toute la Lorraine.

Il n’est donc pas étonnant que le fils du précédent (mon sosa 4096) soit prénommé Mangeon Demange

Nous trouvons aussi dans notre généalogie des Mangeotte : il s’agit bien sûr de la féminisation du prénom Mangeon.

 

               Quirinne : féminin de Quirin.

Quirin vient du nom de personne latin Quirinus. Plusieurs saints ont porté ce nom, tous des martyrs. Le plus célèbre d’entre eux fut saint Quirin, évêque de Scicia, en Pannonie (région située à cheval entre la Hongrie et la Yougoslavie, ou du moins ce qu’il en reste). Il est fêté le 4 juin et fut martyrisé par Maxime, premier magistrat de la ville. Son supplice est surtout célèbre par le fait que, alors qu’on l’avait précipité dans l’eau avec une meule de moulin au cou, il continua à flotter, exhortant les chrétiens à demeurer fermes dans leur foi.

Ceci dit, ce n’est pas ce saint qui était honoré dans l’Est (88, 67, 57, 54), où le patronyme est assez fréquent. Le « notre » a donné par ailleurs son nom à une commune de Lorraine. En effet une légende veut que « les ossements d’un Saint-Quirin, martyr à Rome, étant transportés vers Neuss, en Allemagne, quand soudain à hauteur du village, le coffre contenant les reliques glissa du chariot le portant et resta au sol…, comme si le saint avait souhaité qu’on lui bâtisse, là, une église en cet endroit ».

 

               Curienne : féminin de Curien

Curien est un ancien prénom de la fin du Moyen Âge1aujourd’hui disparu, mais qui est devenu aujourd’hui un patronyme français présent en Lorraine, et particulièrement dans le département des Vosges.

Curien est une variante Lorraine du prénom ancien Quirin,

D’autres variantes de Quirin et Curien : Quirien, Curin, Cunin, Cuny ou encore Cunat, tous étant également des anciens prénoms, hypocoristiques de Quirin, devenus des patronymes français actuels, caractéristiques pour la plupart du département des Vosges et de la Lorraine.

 

               Collatte

Le prénom de Collatte est à rapprocher des noms de Colle (fréquent dans les Vosges), de Colin (Meurthe-et-Moselle), Collin (Haute-Marne), de Colet (Vosges) ou encore de Collez (Vosges et Territoire de Belfort) qui ont tous la même origine. C’est le prénom porté vers 1600 par la sœur de mon sosa 2048.

Ils sont tous formés par aphérèse de Nicolas, saint protecteur- de la Lorraine depuis 1477

Un peu d’histoire : Nicolas, évêque en Anatolie, dans l’actuelle Turquie, au 3e siècle. était réputé pour sa charité. Après sa mort, les miracles commencent. Au 11e siècle, sa relique est transportée en Italie, puis, en 1098, un chevalier lorrain du nom d’Aubert de Varangéville rapporte une phalange du saint, à Port près de Nancy. Elle est déposée dans une chapelle et Port deviendra Saint-Nicolas de Port.

Mais le mythe fondateur, c’est la bataille de Nancy : René II, duc de Lorraine, affronte en 1477 l’armée de Charles le Téméraire. Il place ses troupes sous la protection du saint et triomphe : le saint va rester définitivement attaché à la Lorraine,

« Saint Nicolas est ce qu’on appelle aujourd’hui un marqueur identitaire pour les Lorrains du Nord comme du Sud. C’est notre trait d’union, quelle que soit notre origine mosellane, nancéienne, meusienne ou vosgienne » explique Denis Schaming, Chancelier des Amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome.

Les OFFRET, ma lignée maternelle en Bretagne

Nous voici maintenant dans la branche maternelle et nous quittons les Vosges pour nous retrouver plus à l’Ouest, très à l’Ouest dans cette péninsule avancée dans l’océan atlantique, pointe extrême de l’Europe, la Bretagne.

Pour les « non-bretons », la Bretagne est souvent vue comme un territoire maritime ; pourtant le pays d’Argoat, pays des terres et des forêts, y est aussi important que le pays d’Armor. L’Argoat c’est la terre, les bois et les landes. L’Armor c’est l’odeur de la mer,  ses couleurs changeantes, le ressac contre les rochers, le cri des mouettes. Les deux milieux non seulement se côtoient, mais s’imbriquent de telle façon qu’il est difficile de se dire habitant de l’un ou de l’autre.

Qui sont les Offret ? D’où viennent-ils ?

C’est justement entre Argoat et Armor dans ce pays du Trégor que se situe le berceau des Auffray devenu Offret.

Notre premier ancêtre connu, Estienne Auffray est né à Ploëzal en 1780. Située au centre du triangle Paimpol, Guingamp, Lannion, la commune de Ploëzal est distante d’une vingtaine de kilomètres du littoral.

Ses descendants directs resteront longtemps dans le même périmètre : sur plusieurs générations les communes de Brélidy, Kermoroc’h, Padernec, Ploëzal, Bégard se retrouvent régulièrement dans les actes naissances, mariages ou décès que nous avons retrouvé même si, au fil du temps, certaines branches se sont – un peu – éloignées vers la mer Paimpol, Saint‑Quai‑Portrieux, Perros-Guirec, etc.

La natalité est importante en Bretagne. Des études montrent que, en 1901, la Bretagne bretonnante utilise peu les méthodes de contraception connues à l’époque, d’où une forte natalité , ainsi Jean‑François Offret, mon arrière-grand-père maternel (sosa12 pour les initiés) aura, avec sa femme Nathalie Marie Gouelou, 12 enfants.

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Généalogie et Histoire

La généalogie (du grec γενεά genea, « génération » et λόγος logos, « connaissance ») est certes d’abord la liste des membres d’une famille établissant une filiation ou la pratique qui a pour objet la recherche de la parenté et de la filiation des personnes.

Mais la généalogie ce n’est pas que des noms et des dates, c’est aussi des histoires et, pour finir, notre histoire.

En effet, la généalogie peut être considérée comme une « science » auxiliaire de l’histoire, en ce sens qu’elle propose de reconstituer a posteriori les milieux de vie, l’identification des personnages, la description d’habitats ou de métiers anciens, la révélation d’anecdotes, etc.

Alors que nous vivons actuellement dans une ère de progrès et de changements constants. Nous avons souvent tendance à nous projeter en avant vers nos objectifs futurs, plutôt que de regarder en arrière. Beaucoup pensent que nos ancêtres ont vécu dans des temps si différents qu’il n’y a rien à apprendre d’eux, pour les aider à appréhender leurs propres expériences et les défis contemporains.

Et pourtant, je suis persuadé que le passé est le fondement sur lequel notre présent est construit. L’histoire de notre famille, de nos ancêtres et des générations passées a façonné ce que nous sommes en tant qu’unités familiales et en tant qu’individus…

« N’oublions rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir ». Anatole France

Je soupçonne malheureusement les jeunes générations de faire peu de cas des leçons de leurs aînés et je m’offusque que la mémoire des événements passés se dissolve dans l’agitation du présent…

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La terrifiante maternité nazie de l’Oise

Je viens de regarder à nouveau la généalogie de ma grand-mère paternelle : Germaine Gaudet (5 octobre 1902‑29 juillet 1996)

Avec la famille Gaudet nous arrivons dans l’Oise, d’abord à Saint-Vaast-les-Malo, puis à Creil. Il faut se rappeler que les employés d’état‑Civil avaient souvent au xixe siècle et aux siècles précédents des notions très rudimentaires en orthographe. Ils n’avaient pas non plus la rigueur de nos employés actuels et se fiaient à la seule prononciation. Ainsi la graphie du nom Gaudet est souvent variable : selon les documents, nous trouvons des Godet, Geaudet, Gaudée et Gaudet.

 

 

 

 

 

 

La famille Gaudet vers 1913 (de gauche à droite : Lucien, Reine l’aînée, assise Marie la mère. Eugène-Virgile le père puis la cadette ma grand-mère Germaine et Adrienne)

 

 

À la mairie de Creil (60), une mention en marge d’un acte de mariage du 23 décembre 1867, précise que la seule orthographe valable est Gaudet.

Le plus ancien Gaudet (André de son prénom) que j’ai retrouvé n’est pas né à Saint-Vaast-les-Malo, mais il y a épousé Marie Biet, (fille de Vincent Biet et Michèle Renault). Ils eurent quatre enfants tous nés à Saint-Vaast-les-Malo.

Pourtant, ce n’est pas d’une personne de la famille que je souhaite partager avec vous, mais d’un évènement historique que j’ai découvert lors de mes recherches. Évènement dont je n’avais jamais entendu parler, caché ou volontairement oublié : en1944, existait la terrifiante maternité nazie de l’Oise

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A la mémoire de Paul Marcel GRANDIDIER

Je veux vous parler aujourd’hui de Paul Marcel Grandidier, le grand-père de mon grand-père, pour les initiés mon sosa 16.

Il est né le 17 avril 1841 à Housseras, petite commune des Vosges, au cœur du pays des ancêtres, qui, depuis 1660, de génération en génération resterons fidèles à cette région (La Salle, La Bourgonce, St‑Michel‑sur‑Meurthe)

 

Trois événements importants sont à signaler et marqueront sa vie :

  • Son mariage avec sa cousine germaine
  • La guerre de 1870 qui ravagea la région
  • La première guerre mondiale qui sera cause de sa fin tragique.

 

 

1 – Son mariage :

Replaçons-nous tout d’abord dans le contexte familial de la génération précédente, avec deux frères Paul et François :

                            Paul : né le 18 juillet 1814 à La Salle, s’installera après son mariage (22 janvier 1838) à Housseras pays de son épouse Marie-Rose MARQUE. Il sera d’ailleurs maire de cette commune de 1848 à 1850 puis de 1858 à 1866. Il décède le 30 octobre 1900.

Il aura 5 enfants, tous nés à Housseras :

– Marie-Angélique : née le 29 novembre 1838, décédée le 6 novembre 1925. Célibataire, elle sera bonne de son frère Charles-Auguste (curé).

– Joseph-Prosper : né le 17 mars 1840 et décédé à 5 mois, le 20 août 1840

– Paul-Marcel : né le 17 avril 1841

– Adolphe : né le 19 octobre 1843 sera cultivateur à Bouzillon (Rambervillers). Il décèdera à Arcueil avant le 20 juin 1929.

– Charles-Auguste : né le 16 janvier 1850 décédé le 1er septembre 1917. Ordonné prêtre le 7 juin 1873 Il sera en retraite le 19 juin 1914.(voir sur ce blog : la louche de l’oncle curé)

                François : né le 19 septembre 1817 à La Salle, se marie à Ville sur Illion le 26 janvier 1845 avec Joséphine TENETTE. Cultivateur à La Salle, il décède le 26 décembre 1895. Il aura 3 enfants :

– Marie : née le 28 mars 1846 décédée le 1er mai 1874

– Paul-François : né 18 septembre 1848 et décédé le 1er décembre 1848

– Camille-Zoé : née le 19 janvier 1850 décédée en 1930 à Paris

Il est important de remarquer ici que François n’a pas d’héritier mâle, son seul fils étant décédé a deux mois et demi. Il lui reste deux filles…

Quant à Paul, il lui a trois fils et une fille. Celle-ci restera célibataire et sera la « bonne » de son frère cadet Charles-Auguste devenu curé. Ses deux autres fils Paul-Marcel et Adolphe épouseront leurs cousines germaines Marie et Camille-Zoé

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Générations et numérotation en généalogie

Dès que l’on commence ses recherches généalogiques, se pose le problème du classement, du repérage parmi les générations.

Les générations d’ancêtres

Vous voyez dans le tableau de droite le nombre d’ancêtres théoriques (En effet, un même ancêtre peut apparaître plusieurs fois dans la généalogie) à chaque génération.

Il est indispensable de donner un numéro à ses ancêtres afin de s’y retrouver.

Il existe plusieurs systèmes de numérotation selon que l’on travaille en généalogie ascendante ou descendante.

En généalogie ascendante, on part généralement de soi ‑ même. En généalogie descendante, on part d’un ancêtre, afin de retrouver tous ses descendants.

La numérotation ascendante Sosa-Stradonitz

Ce système a été inventé par l’Allemand Michel Eyzinger en 1590. Il est ensuite repris par Jérôme de Sosa en 1676 puis par Kerule von Stradonitz au XIXe siècle. Cette numérotation est la plus pratique et la plus utilisée pour l’établissement d’une généalogie ascendante :

  • Chaque ancêtre a un numéro invariable.
  • La numérotation part de la personne dont on fait l’ascendance, il porte le numéro 1. On l’appelle le de cujus (La locution latine complète est : « de cujus successione agitur , ce qui signifie « de la succession de qui il s’agit« )
  • Son père porte le numéro 2 et sa mère le numéro 3.Le numéro 4 est son grand-père paternel, le numéro 5 sa grand-mère paternelle, le numéro 6 son grand-père maternel et le numéro 7 sa grand-mère maternelle.
    • Le premier numéro d’une génération donne le nombre d’ancêtres à cette génération. Par exemple, le numéro 16 nous indique qu’il y a 16 ancêtres à la 5e génération.
    • Un même ancêtre peut apparaître plusieurs fois dans la généalogie : c’est un implexe L’ancêtre porte alors plusieurs numéros de sosa.
    • La numérotation sosa établie n’est valable que pour un individu. Pour ses enfants ou ses petits-enfants, la numérotation est à refaire.
    • Ce système ne tient compte que des ascendants directs. Les collatéraux n’ont pas de numéro
    • .Et ainsi de suite… Régles de la numérotation sosa
      • Un chiffre pair désigne toujours un homme, un chiffre impair une femme sauf bien sûr le numéro 1 qui est un homme ou une femme
      • Le numéro d’un père est le double de celui de son enfant
      • Le numéro d’une femme est celui de son mari plus 1
      • Le numéro d’une mère est le double de celui de son enfant plus un

      Notes sur la numérotation sosa

      • Le premier numéro d’une génération donne le nombre d’ancêtres à cette génération. Par exemple, le numéro 16 nous indique qu’il y a 16 ancêtres à la 5e génération.
      • Un même ancêtre peut apparaître plusieurs fois dans la généalogie : c’est un implexe L’ancêtre porte alors plusieurs numéros de sosa.
      • La numérotation sosa établie n’est valable que pour un individu. Pour ses enfants ou ses petits-enfants, la numérotation est à refaire.
      • Ce système ne tient compte que des ascendants directs. Les collatéraux n’ont pas de numéro.
    • Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9rotation_de_Sosa-Stradonitz

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Francheval, le pays de « mémère Annie »

Avec la lignée maternelle, nous « plongeons » dans les Ardennes, berceau des familles AVELANGE et BRÉVILLE.

De Boutancourt à Francheval, les AVELANGE resteront toujours dans un petit périmètre, au nord-est du département, allant du sud de Charleville à l’est de Sedan, dans les terres de l’ex-principauté de Sedan que le roi Louis XIV (le 20 mars 1651) « pour le bien de son état et pour mettre à couvert la frontière de Champagne, suivant la résolution du défunt Roy son père Louis XIII » acquiert définitivement avec toutes ses appartenances et dépendances.

Les BRÉVILLE ne feront que 12 kilomètres pour rejoindre Francheval depuis Mouzon où est né vers 1760 Jean-Baptiste BRÉVILLE.

Ainsi, mon arrière-grand-mère, Marie Mélanie Uranie BRÉVILLE est née à Francheval le 12 mai 1881, huitième et dernier enfant de la fratrie. Le 31 août 1899 (à 18 ans), elle épouse toujours à Francheval Jean-Baptiste AVELANGE, dont elle aura deux enfants : Albert (1901-1963) et ma grand-mère Marie Louise Lucienne (1906-1990). En septembre 1908, elle quitte le domicile familial avec ses deux enfants. Le divorce sera prononcé en 1910.

Mélanie BRÉVILLE, pour moi « mémère Annie »

À droite vers 1950 avec ses arrière-petits-enfants, moi-même et mon frère jumeau

Un long « trou » dans son CV (toujours l’objet de recherches rendues difficiles par la destruction et la perte de nombreuses archives au cours des deux guerres mondiales), mais je retrouve sa trace à Saint Masmes (51) vers 1922 où elle tient un café « bastringue » avec orgue de barbarie mécanique dans un baraquement provisoire en bois suite aux destructions du village liées à la Première Guerre mondiale. Elle s’y remariera le 19 octobre 1928 avec Georges Athanase LUBINEAU, mais ce dernier décédera trois mois plus tard.

Sa fille (ma grand-mère) ayant quitté Saint-Masmes en 1931 avec son mari et sa fille (ma mère) pour rejoindre la Bretagne natale de son mari et n’ayant plus d’attache on retrouve à Francheval dès 1932 la « Veuve Lulu » (comme la surnommèrent désormais ses congénères).

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Généalogie et ADN

Depuis quelque temps, le tout petit monde de la généalogie sur les réseaux sociaux partage autour des recherches ADN à but spécifiquement généalogique, des promesses éventuelles de cette nouvelle pratique arrivée, d’abord aux États-Unis, puis en Europe et que l’on appelle généalogie génétique. Les médias classiques s’intéressent également à cette nouvelle mode (par exemple : Guillaume DE MORANT était au cœur d’un reportage au JT du soir de M6)

Cette pratique est pourtant légalement interdite en France. Aussi, ce sont essentiellement des laboratoires américains et israéliens qui, en réalisant ces analyses par milliers ou millions de par le monde, se constituent des fichiers et vous promettent (votre ADN révélant votre patrimoine unique) tant de découvrir les groupes ethniques et les régions géographiques de vos origines, que de trouver de nouveaux parents inconnus à travers votre ADN partagé…

Je partage largement les nombreuses réticences concernant les différents risques d’utilisation commerciales que ces sociétés peuvent ou pourraient faire de ces immenses bases de données. En effet, les entreprises qui commercialisent ces tests ne le font pas par philanthropie, elles souhaitent en tirer des bénéfices.

Sur le plan philosophique, que « 23andMe» vendent ces données à un laboratoire pharmaceutique, pour que celui-ci les utilise en vue de recherches médicales pour créer de nouveaux vaccins, ou médicaments, semble, au premier abord, très intéressant et utile. « 23andMe » se vantant de pouvoir évaluer vos risques de développer telle ou telle maladie, imaginons maintenant qu’une grande société d’assurance mondiale arrive à récupérer une partie de ces données génétiques. Que pensez-vous que fera cette société d’assurance en découvrant que votre ADN contient certains marqueurs que l’on relève sur les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou Alzheimer par exemple : pour moi, pour mes enfants dans quelques années, ou même mes petits-enfants dans quelques décennies puisqu’ils partageront tous une part de mon ADN.

Vous avez compris que je ne suis pas favorable, ni prêt à faire ce test. Il y a une immense différence entre étudier la génétique d’une population d’un point de vue global et statistique et autoriser le test ADN particulier et personnel. Mettre les deux approches sur le même plan me semble malhonnête et dangereux.

Pourtant, c’est une autre question que je me pose: la généalogie génétique est-elle de la généalogie ?

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La louche de l’oncle curé

Il était un temps où la tradition imposait une soupe comme plat principal au repas du soir : soupe campagnarde aux légumes en morceaux, potage aux légumes mixés, soupe au pain ou encore soupe aux vermicelles, parfois les jours de fête soupe à l’oignon.

C’était donc au quotidien que ma mère nous servait celle-ci avec une très lourde louche en argent, déjà bien culottée. C’est la louche de l’oncle curé disait fièrement mon père.

Aujourd’hui, je suis détenteur de cette louche et j’ai cherché à savoir qui était cet oncle curé.

En fait, il s’agit de Charles-Auguste Grandidier, et c’est un grand-oncle de feu mon père. Fils de Paul Grandidier (1814-1900) et de Marie-Rose Marqué (1813-1881) il est né à Housseras (88) le 26 janvier 1850.

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Monographie familiale

Dans le cadre du Diplôme universitaire Histoire et Généalogie familiale, préparé et obtenu avec mention assez bien au sein de l’université du Mans, il fallait rédiger une monographie familiale.

J’ai choisi de présenter « L’histoire de ma lignée dans les Vosges » depuis environ 1490 jusqu’en 1920, date à laquelle mon grand-père quitte la ferme familiale pour s’engager chez les Sapeurs-Pompiers de Paris.

Ce mémoire est dédié à mon père Jean, aujourd’hui décédé qui m’a fait découvrir la généalogie et fait comprendre le proverbe chinois : « Un homme sans ancêtres est un ruisseau sans source, un arbre sans racines ».

Vous pouvez télécharger ce travail  gratuitement en pdf