Francheval, le pays de « mémère Annie »

Avec la lignée maternelle, nous « plongeons » dans les Ardennes, berceau des familles AVELANGE et BRÉVILLE.

De Boutancourt à Francheval, les AVELANGE resteront toujours dans un petit périmètre, au nord-est du département, allant du sud de Charleville à l’est de Sedan, dans les terres de l’ex-principauté de Sedan que le roi Louis XIV (le 20 mars 1651) « pour le bien de son état et pour mettre à couvert la frontière de Champagne, suivant la résolution du défunt Roy son père Louis XIII » acquiert définitivement avec toutes ses appartenances et dépendances.

Les BRÉVILLE ne feront que 12 kilomètres pour rejoindre Francheval depuis Mouzon où est né vers 1760 Jean-Baptiste BRÉVILLE.

Ainsi, mon arrière-grand-mère, Marie Mélanie Uranie BRÉVILLE est née à Francheval le 12 mai 1881, huitième et dernier enfant de la fratrie. Le 31 août 1899 (à 18 ans), elle épouse toujours à Francheval Jean-Baptiste AVELANGE, dont elle aura deux enfants : Albert (1901-1963) et ma grand-mère Marie Louise Lucienne (1906-1990). En septembre 1908, elle quitte le domicile familial avec ses deux enfants. Le divorce sera prononcé en 1910.

Mélanie BRÉVILLE, pour moi « mémère Annie »

À droite vers 1950 avec ses arrière-petits-enfants, moi-même et mon frère jumeau

Un long « trou » dans son CV (toujours l’objet de recherches rendues difficiles par la destruction et la perte de nombreuses archives au cours des deux guerres mondiales), mais je retrouve sa trace à Saint Masmes (51) vers 1922 où elle tient un café « bastringue » avec orgue de barbarie mécanique dans un baraquement provisoire en bois suite aux destructions du village liées à la Première Guerre mondiale. Elle s’y remariera le 19 octobre 1928 avec Georges Athanase LUBINEAU, mais ce dernier décédera trois mois plus tard.

Sa fille (ma grand-mère) ayant quitté Saint-Masmes en 1931 avec son mari et sa fille (ma mère) pour rejoindre la Bretagne natale de son mari et n’ayant plus d’attache on retrouve à Francheval dès 1932 la « Veuve Lulu » (comme la surnommèrent désormais ses congénères).

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La louche de l’oncle curé

Il était un temps où la tradition imposait une soupe comme plat principal au repas du soir : soupe campagnarde aux légumes en morceaux, potage aux légumes mixés, soupe au pain ou encore soupe aux vermicelles, parfois les jours de fête soupe à l’oignon.

C’était donc au quotidien que ma mère nous servait celle-ci avec une très lourde louche en argent, déjà bien culottée. C’est la louche de l’oncle curé disait fièrement mon père.

Aujourd’hui, je suis détenteur de cette louche et j’ai cherché à savoir qui était cet oncle curé.

En fait, il s’agit de Charles-Auguste Grandidier, et c’est un grand-oncle de feu mon père. Fils de Paul Grandidier (1814-1900) et de Marie-Rose Marqué (1813-1881) il est né à Housseras (88) le 26 janvier 1850.

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Hommage à mon grand-père maternel

Né le 4 septembre 1900 à 7 heures du soir (19 heures) à Bégard alors en Côtes-du-Nord (aujourd’hui Côtes d’Armor) « pépère Louis » est le cinquième enfant (sur 12) de Jean – François Offret et Nathalie Marie Goelou.

Maçon, il est appelé le 17 mars 1920 pour son service national à Rennes dans la 10ème section COA (commis et ouvriers d’administration) Le service militaire d’une durée de deux ans est devenu obligatoire (sauf exemptions dûment répertoriées) pour tous les jeunes Français en âge de l’effectuer, depuis la promulgation de la Loi du 21 mars 1905.

Rendu à la vie civile, il se marie une première fois à Saint-Masmes (51), il aura trois enfants : ma mère Madeleine (28 août 1925), puis, à nouveau une fille Paulette et un garçon Jean qui, malheureusement, décéderont dans leur première année.

Après un divorce, il épouse en secondes noces à Dinard (35) Eugénie Poilvé qui lui donnera deux filles Paulette (13 août 1938) et Annick (16 octobre 1939).

La Seconde Guerre mondiale éclate. Malgré deux enfants vivants et un à venir, il est rappelé à l’activité le 2 septembre 1939 suite à la mobilisation générale, il est affecté à la 4e C.O.A de Rennes. Puis le 10 mai 1940 il est muté au Mans au PHR dépôt d’artillerie n° 206.

Le 27 juin 1940, Louis Offret est fait prisonnier…

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