La guerre « franco-prussienne » de 1870-1871 dans les Vosges

Sur Twitter élise Lenoble (@EliseGenealogie) nous suggère dans une très belle vidéo de profiter du cent-cinquantenaire de la guerre de 1870, pour « plonger »dans notre généalogie. Je me suis pris au jeu.

Car, depuis environ l’an 1580, notre famille est restée implantée au sud-est du département actuel des Vosges, sur le versant lorrain du massif vosgien qui descend en pente douce vers l’ouest, dans un petit périmètre, sorte de losange reliant Raon-l’Étape au Nord, Rambervillers à l’Ouest, Gérardmer au Sud et Saint-Dié-des-Vosges à l’Est. Ce n’est qu’en 1920 que mon grand-père quitta la ferme familiale pour s’engager chez les pompiers de Paris.

==>voir précédent billet de blog :

« Les deux vies de Paul Grandidier, mon grand-père. (jlgrandidier-genealogie.fr)

Si mes ancêtres ne participèrent pas en qualité de combattant à cette guerre qui opposa la France et les états d’Allemagne sous domination de la Prusse, ils eurent à subir les dures réalités de celle-ci, car ils étaient en plein cœur des hostilités !

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Les deux vies de Paul GRANDIDIER, mon grand-père

Marie Paul Antoine Xavier Grandidier naît le 12 juin 1900 à La Salle (Vosges) C’est le troisième enfant de Paul Grandidier ( dit papa Paul ) et Marie Mathilde Litique.

Il a deux sœurs aînées et un frère cadet:

Marie Denise est née le 9 octobre 1894 et décédée le 16 janvier 1933 à Paris (inhumée à La Bourgonce)

Marie Mathilde Marcelle (dite la tante Marcelle) est née le 10 octobre 1896 et décédée le 19 mars 1971 à l’hôpital de Saint‑Dié.

Marie Charles Georges François est né le 3 avril 1903 et décédé le 20 décembre 1976 à l’hôpital de Nancy.

Il grandit dans la ferme familiale de La Salle, et comme tout adolescent de l’époque participe aux travaux des champs avec son père, tout en poursuivant sa scolarité à l’école communale du village.

Mais le 2 août 1914, c’est la déclaration de guerre. Les derniers jours d’août marqueront les temps les plus noirs de l’histoire des villages vosgiens. Dès septembre 1914, le village de La Salle n’est pas épargné. La ferme familiale n’échappe pas à la destruction.

Paul a 14 ans, mais il participera à la reconstruction de la ferme. Les matériaux sont rares, aussi on utilise les pierres des maisons ou de fermes voisines qui ne seront pas reconstruites, car leurs occupants sont définitivement partis ou décédés.

Pourtant, bientôt Paul, à 19 ans, choisira de quitter son village natal, de laisser à son frère cadet le soin poursuivre le travail de ferme familiale. Il veut tenter sa chance à Paris…

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Barbe, « la Grosse du bois »

À Bréhimont, hameau de Saint‑Michel‑sur‑Meurthe (88) naissait le 27 mai 1660 Barbe Grandidier, fille de Jean dit le jeune Grandidier, (mon sosa 1024) et de Catherine Blaise.

Elle habite chez ses parents à l’Hoste-du‑Bois (hameau qui deviendra plus tard la commune de La Salle), lorsqu’elle épouse, à 18 ans, le 22 novembre 1678 en l’église de La Bourgonce Georges Gérardin (âgé de 25 ans) né en 1653

Le couple s’installe à Saint‑Michel‑sur‑Meurthe.(hameau de Bréhimont) où Georges Gérardin décèdera à l’âge de 50 ans le 6 mars 1704.

 

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La « tante Marcelle » et ses deux fils Roger et Paul François

Il me semble évident de dédier un billet à la « tante Marcelle » et à ces deux fils Roger et François‑Paul Didier, l’un et l’autre déportés à Mauthausen, victimes de la barbarie nazie…

Marcelle Grandidier (sœur de mon grand-père paternel) est née à La Salle (88) le 10 octobre 1896. Elle est décédée le 19 mars 1971 à Saint‑Dié‑des‑Vosges.

Elle s’est mariée à Émile Didier à Etival, où elle travaillera toute sa vie à la bien connue papeterie de Clairefontaine.

Ils auront deux fils : Roger Didier , né le 27 janvier 1923 et Paul‑François Didier, né le 28 février 1925.

Essayons de rappeler sommairement la chronologie de la guerre dans la région en 1944 :

Le 14 juillet 1944, une trentaine de jeunes gens projettent de faire sauter un pont de chemin de fer entre Étival et Saint‑Dié : ils seront arrêtés et déportés à Dachau.

 Du 2 au 24 août, c’est l’opération « Plainestal », les allemands procèdent à 87 arrestations dans la vallée du Rabodeau.

 Les 12 et 13 août, ont lieu le parachutage de S.A.S Anglais et de Jedburghs (officiers français, britanniques et américains, parachutés de nuit en zones occupées avec mission de rallier les maquis existants, de les armer, de les instruire et les encadrer au combat.

   Le 1er septembre, nouveau parachutage S.A.S près de Baccarat et arrivée de Kommandos de Gestapo à Raon‑l’étape, Baccarat, Saint‑Dié, Fraize et Gérardmer.

   Le 2 septembre, c’est la dispersion du maquis de Fouchifol près d’Entre‑Deux‑Eaux.

   Le 4 septembre, c’est l’attaque du maquis de Viombois  (nous y reviendrons plus après).

  Le 7 septembre c’est au tour du maquis du Haut‑Jacques d’être attaqué.

  Entre le 16 et le 18 septembre, c’est le redéploiement des Kommandos de la Gestapo, Le Kommando Wenger opère sur Étival et ses environs.

 Entre 17 et 19 octobre, s’opèrent les arrestations des cadres forestiers et des maquisards du secteur d’ Étival, suivies de déportations : 34 à Étival, 9 à La Bourgonce et Saint‑Rémy, 16 à La Salle.

  Le 3 novembre 1944, les américains libèrent Saint-Rémy, La Salle et Nompatelize.

 

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Les étranges prénoms portés par mes premiers aïeux vosgiens

 

               Demange : ou sa déformation phonétique Demenge.

C’est le prénom porté par le plus ancien ancêtre (sosa 8192), que j’ai pu retrouver, né à Brouvelieures vers 1490

C’est un prénom que l’on trouve à cette époque essentiellement dans le département actuel des Vosges (un peu aussi en Meurthe-et-Moselle et en Moselle). On le retrouve aujourd’hui dans le même secteur, comme nom sous les formes de Demangel, Demangeon, Demangeot…

Certains (qui se veulent érudits) affirment que Demange pourrait être une dérivation de « mangari » (man = homme, gari = lance) un nom d’origine germanique, ainsi étymologiquement Demange serait l’homme à la lance…, donc un guerrier ou un chasseur ?

Pour d’autres, Demange serait une déclinaison phonique de dimanche. Ainsi, Demange pourrait à l’origine être un prénom donné à un enfant né un dimanche…,

Pourtant, je pense que l’origine la plus probable est la suivante :aux xve et xvie et même encore au xviie siècle, la Lorraine parlait exclusivement le patois et Demange, serait la forme régionale et patoisée de Dominique. Cette probabilité se trouve confirmée par un message que m’a laissé sur le « net » Christian Herbé, dans le cadre d’un groupe de discussion généalogie vosgienne. Il trouve dans sa généalogie « un certain POIREL prénommé Demange lors de son baptême qui devient Dominique sur son acte de mariage. »

 

               Mangeon : ou sa déformation Mengeon

Il n’y a aucun doute, il s’agit ici d’un hypocoristique (intention affectueuse, caressante) de Demange, au même titre que les Mengin, Mangel, Mengeot…, que l’on retrouve dans toute la Lorraine.

Il n’est donc pas étonnant que le fils du précédent (mon sosa 4096) soit prénommé Mangeon Demange

Nous trouvons aussi dans notre généalogie des Mangeotte : il s’agit bien sûr de la féminisation du prénom Mangeon.

 

               Quirinne : féminin de Quirin.

Quirin vient du nom de personne latin Quirinus. Plusieurs saints ont porté ce nom, tous des martyrs. Le plus célèbre d’entre eux fut saint Quirin, évêque de Scicia, en Pannonie (région située à cheval entre la Hongrie et la Yougoslavie, ou du moins ce qu’il en reste). Il est fêté le 4 juin et fut martyrisé par Maxime, premier magistrat de la ville. Son supplice est surtout célèbre par le fait que, alors qu’on l’avait précipité dans l’eau avec une meule de moulin au cou, il continua à flotter, exhortant les chrétiens à demeurer fermes dans leur foi.

Ceci dit, ce n’est pas ce saint qui était honoré dans l’Est (88, 67, 57, 54), où le patronyme est assez fréquent. Le « notre » a donné par ailleurs son nom à une commune de Lorraine. En effet une légende veut que « les ossements d’un Saint-Quirin, martyr à Rome, étant transportés vers Neuss, en Allemagne, quand soudain à hauteur du village, le coffre contenant les reliques glissa du chariot le portant et resta au sol…, comme si le saint avait souhaité qu’on lui bâtisse, là, une église en cet endroit ».

 

               Curienne : féminin de Curien

Curien est un ancien prénom de la fin du Moyen Âge1aujourd’hui disparu, mais qui est devenu aujourd’hui un patronyme français présent en Lorraine, et particulièrement dans le département des Vosges.

Curien est une variante Lorraine du prénom ancien Quirin,

D’autres variantes de Quirin et Curien : Quirien, Curin, Cunin, Cuny ou encore Cunat, tous étant également des anciens prénoms, hypocoristiques de Quirin, devenus des patronymes français actuels, caractéristiques pour la plupart du département des Vosges et de la Lorraine.

 

               Collatte

Le prénom de Collatte est à rapprocher des noms de Colle (fréquent dans les Vosges), de Colin (Meurthe-et-Moselle), Collin (Haute-Marne), de Colet (Vosges) ou encore de Collez (Vosges et Territoire de Belfort) qui ont tous la même origine. C’est le prénom porté vers 1600 par la sœur de mon sosa 2048.

Ils sont tous formés par aphérèse de Nicolas, saint protecteur- de la Lorraine depuis 1477

Un peu d’histoire : Nicolas, évêque en Anatolie, dans l’actuelle Turquie, au 3e siècle. était réputé pour sa charité. Après sa mort, les miracles commencent. Au 11e siècle, sa relique est transportée en Italie, puis, en 1098, un chevalier lorrain du nom d’Aubert de Varangéville rapporte une phalange du saint, à Port près de Nancy. Elle est déposée dans une chapelle et Port deviendra Saint-Nicolas de Port.

Mais le mythe fondateur, c’est la bataille de Nancy : René II, duc de Lorraine, affronte en 1477 l’armée de Charles le Téméraire. Il place ses troupes sous la protection du saint et triomphe : le saint va rester définitivement attaché à la Lorraine,

« Saint Nicolas est ce qu’on appelle aujourd’hui un marqueur identitaire pour les Lorrains du Nord comme du Sud. C’est notre trait d’union, quelle que soit notre origine mosellane, nancéienne, meusienne ou vosgienne » explique Denis Schaming, Chancelier des Amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome.

Les OFFRET, ma lignée maternelle en Bretagne

Nous voici maintenant dans la branche maternelle et nous quittons les Vosges pour nous retrouver plus à l’Ouest, très à l’Ouest dans cette péninsule avancée dans l’océan atlantique, pointe extrême de l’Europe, la Bretagne.

Pour les « non-bretons », la Bretagne est souvent vue comme un territoire maritime ; pourtant le pays d’Argoat, pays des terres et des forêts, y est aussi important que le pays d’Armor. L’Argoat c’est la terre, les bois et les landes. L’Armor c’est l’odeur de la mer,  ses couleurs changeantes, le ressac contre les rochers, le cri des mouettes. Les deux milieux non seulement se côtoient, mais s’imbriquent de telle façon qu’il est difficile de se dire habitant de l’un ou de l’autre.

Qui sont les Offret ? D’où viennent-ils ?

C’est justement entre Argoat et Armor dans ce pays du Trégor que se situe le berceau des Auffray devenu Offret.

Notre premier ancêtre connu, Estienne Auffray est né à Ploëzal en 1780. Située au centre du triangle Paimpol, Guingamp, Lannion, la commune de Ploëzal est distante d’une vingtaine de kilomètres du littoral.

Ses descendants directs resteront longtemps dans le même périmètre : sur plusieurs générations les communes de Brélidy, Kermoroc’h, Padernec, Ploëzal, Bégard se retrouvent régulièrement dans les actes naissances, mariages ou décès que nous avons retrouvé même si, au fil du temps, certaines branches se sont – un peu – éloignées vers la mer Paimpol, Saint‑Quai‑Portrieux, Perros-Guirec, etc.

La natalité est importante en Bretagne. Des études montrent que, en 1901, la Bretagne bretonnante utilise peu les méthodes de contraception connues à l’époque, d’où une forte natalité , ainsi Jean‑François Offret, mon arrière-grand-père maternel (sosa12 pour les initiés) aura, avec sa femme Nathalie Marie Gouelou, 12 enfants.

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La terrifiante maternité nazie de l’Oise

Je viens de regarder à nouveau la généalogie de ma grand-mère paternelle : Germaine Gaudet (5 octobre 1902‑29 juillet 1996)

Avec la famille Gaudet nous arrivons dans l’Oise, d’abord à Saint-Vaast-les-Malo, puis à Creil. Il faut se rappeler que les employés d’état‑Civil avaient souvent au xixe siècle et aux siècles précédents des notions très rudimentaires en orthographe. Ils n’avaient pas non plus la rigueur de nos employés actuels et se fiaient à la seule prononciation. Ainsi la graphie du nom Gaudet est souvent variable : selon les documents, nous trouvons des Godet, Geaudet, Gaudée et Gaudet.

 

 

 

 

 

 

La famille Gaudet vers 1913 (de gauche à droite : Lucien, Reine l’aînée, assise Marie la mère. Eugène-Virgile le père puis la cadette ma grand-mère Germaine et Adrienne)

 

 

À la mairie de Creil (60), une mention en marge d’un acte de mariage du 23 décembre 1867, précise que la seule orthographe valable est Gaudet.

Le plus ancien Gaudet (André de son prénom) que j’ai retrouvé n’est pas né à Saint-Vaast-les-Malo, mais il y a épousé Marie Biet, (fille de Vincent Biet et Michèle Renault). Ils eurent quatre enfants tous nés à Saint-Vaast-les-Malo.

Pourtant, ce n’est pas d’une personne de la famille que je souhaite partager avec vous, mais d’un évènement historique que j’ai découvert lors de mes recherches. Évènement dont je n’avais jamais entendu parler, caché ou volontairement oublié : en1944, existait la terrifiante maternité nazie de l’Oise

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A la mémoire de Paul Marcel GRANDIDIER

Je veux vous parler aujourd’hui de Paul Marcel Grandidier, le grand-père de mon grand-père, pour les initiés mon sosa 16.

Il est né le 17 avril 1841 à Housseras, petite commune des Vosges, au cœur du pays des ancêtres, qui, depuis 1660, de génération en génération resterons fidèles à cette région (La Salle, La Bourgonce, St‑Michel‑sur‑Meurthe)

 

Trois événements importants sont à signaler et marqueront sa vie :

  • Son mariage avec sa cousine germaine
  • La guerre de 1870 qui ravagea la région
  • La première guerre mondiale qui sera cause de sa fin tragique.

 

 

1 – Son mariage :

Replaçons-nous tout d’abord dans le contexte familial de la génération précédente, avec deux frères Paul et François :

                            Paul : né le 18 juillet 1814 à La Salle, s’installera après son mariage (22 janvier 1838) à Housseras pays de son épouse Marie-Rose MARQUE. Il sera d’ailleurs maire de cette commune de 1848 à 1850 puis de 1858 à 1866. Il décède le 30 octobre 1900.

Il aura 5 enfants, tous nés à Housseras :

– Marie-Angélique : née le 29 novembre 1838, décédée le 6 novembre 1925. Célibataire, elle sera bonne de son frère Charles-Auguste (curé).

– Joseph-Prosper : né le 17 mars 1840 et décédé à 5 mois, le 20 août 1840

– Paul-Marcel : né le 17 avril 1841

– Adolphe : né le 19 octobre 1843 sera cultivateur à Bouzillon (Rambervillers). Il décèdera à Arcueil avant le 20 juin 1929.

– Charles-Auguste : né le 16 janvier 1850 décédé le 1er septembre 1917. Ordonné prêtre le 7 juin 1873 Il sera en retraite le 19 juin 1914.(voir sur ce blog : la louche de l’oncle curé)

                François : né le 19 septembre 1817 à La Salle, se marie à Ville sur Illion le 26 janvier 1845 avec Joséphine TENETTE. Cultivateur à La Salle, il décède le 26 décembre 1895. Il aura 3 enfants :

– Marie : née le 28 mars 1846 décédée le 1er mai 1874

– Paul-François : né 18 septembre 1848 et décédé le 1er décembre 1848

– Camille-Zoé : née le 19 janvier 1850 décédée en 1930 à Paris

Il est important de remarquer ici que François n’a pas d’héritier mâle, son seul fils étant décédé a deux mois et demi. Il lui reste deux filles…

Quant à Paul, il lui a trois fils et une fille. Celle-ci restera célibataire et sera la « bonne » de son frère cadet Charles-Auguste devenu curé. Ses deux autres fils Paul-Marcel et Adolphe épouseront leurs cousines germaines Marie et Camille-Zoé

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Francheval, le pays de « mémère Annie »

Avec la lignée maternelle, nous « plongeons » dans les Ardennes, berceau des familles AVELANGE et BRÉVILLE.

De Boutancourt à Francheval, les AVELANGE resteront toujours dans un petit périmètre, au nord-est du département, allant du sud de Charleville à l’est de Sedan, dans les terres de l’ex-principauté de Sedan que le roi Louis XIV (le 20 mars 1651) « pour le bien de son état et pour mettre à couvert la frontière de Champagne, suivant la résolution du défunt Roy son père Louis XIII » acquiert définitivement avec toutes ses appartenances et dépendances.

Les BRÉVILLE ne feront que 12 kilomètres pour rejoindre Francheval depuis Mouzon où est né vers 1760 Jean-Baptiste BRÉVILLE.

Ainsi, mon arrière-grand-mère, Marie Mélanie Uranie BRÉVILLE est née à Francheval le 12 mai 1881, huitième et dernier enfant de la fratrie. Le 31 août 1899 (à 18 ans), elle épouse toujours à Francheval Jean-Baptiste AVELANGE, dont elle aura deux enfants : Albert (1901-1963) et ma grand-mère Marie Louise Lucienne (1906-1990). En septembre 1908, elle quitte le domicile familial avec ses deux enfants. Le divorce sera prononcé en 1910.

Mélanie BRÉVILLE, pour moi « mémère Annie »

À droite vers 1950 avec ses arrière-petits-enfants, moi-même et mon frère jumeau

Un long « trou » dans son CV (toujours l’objet de recherches rendues difficiles par la destruction et la perte de nombreuses archives au cours des deux guerres mondiales), mais je retrouve sa trace à Saint Masmes (51) vers 1922 où elle tient un café « bastringue » avec orgue de barbarie mécanique dans un baraquement provisoire en bois suite aux destructions du village liées à la Première Guerre mondiale. Elle s’y remariera le 19 octobre 1928 avec Georges Athanase LUBINEAU, mais ce dernier décédera trois mois plus tard.

Sa fille (ma grand-mère) ayant quitté Saint-Masmes en 1931 avec son mari et sa fille (ma mère) pour rejoindre la Bretagne natale de son mari et n’ayant plus d’attache on retrouve à Francheval dès 1932 la « Veuve Lulu » (comme la surnommèrent désormais ses congénères).

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La louche de l’oncle curé

Il était un temps où la tradition imposait une soupe comme plat principal au repas du soir : soupe campagnarde aux légumes en morceaux, potage aux légumes mixés, soupe au pain ou encore soupe aux vermicelles, parfois les jours de fête soupe à l’oignon.

C’était donc au quotidien que ma mère nous servait celle-ci avec une très lourde louche en argent, déjà bien culottée. C’est la louche de l’oncle curé disait fièrement mon père.

Aujourd’hui, je suis détenteur de cette louche et j’ai cherché à savoir qui était cet oncle curé.

En fait, il s’agit de Charles-Auguste Grandidier, et c’est un grand-oncle de feu mon père. Fils de Paul Grandidier (1814-1900) et de Marie-Rose Marqué (1813-1881) il est né à Housseras (88) le 26 janvier 1850.

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Hommage à mon grand-père maternel

Né le 4 septembre 1900 à 7 heures du soir (19 heures) à Bégard alors en Côtes-du-Nord (aujourd’hui Côtes d’Armor) « pépère Louis » est le cinquième enfant (sur 12) de Jean – François Offret et Nathalie Marie Goelou.

Maçon, il est appelé le 17 mars 1920 pour son service national à Rennes dans la 10ème section COA (commis et ouvriers d’administration) Le service militaire d’une durée de deux ans est devenu obligatoire (sauf exemptions dûment répertoriées) pour tous les jeunes Français en âge de l’effectuer, depuis la promulgation de la Loi du 21 mars 1905.

Rendu à la vie civile, il se marie une première fois à Saint-Masmes (51), il aura trois enfants : ma mère Madeleine (28 août 1925), puis, à nouveau une fille Paulette et un garçon Jean qui, malheureusement, décéderont dans leur première année.

Après un divorce, il épouse en secondes noces à Dinard (35) Eugénie Poilvé qui lui donnera deux filles Paulette (13 août 1938) et Annick (16 octobre 1939).

La Seconde Guerre mondiale éclate. Malgré deux enfants vivants et un à venir, il est rappelé à l’activité le 2 septembre 1939 suite à la mobilisation générale, il est affecté à la 4e C.O.A de Rennes. Puis le 10 mai 1940 il est muté au Mans au PHR dépôt d’artillerie n° 206.

Le 27 juin 1940, Louis Offret est fait prisonnier…

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