Réflexions sur les tests ADN

La généalogie est basée sur la recherche des documents parfois truffés d’erreurs involontaires ou frauduleuses. Quoiqu’il en soit, elle présente l’histoire des familles.

En Europe, seules les ascendances « nobles » ont trace de filiations permettant de passer le XVIe siècle. Elles relient les têtes couronnées souvent despotes sanguinaires persuadés d’être investis par des « droits divins ».La consanguinité, naturellement inévitable, est récurrente lorsque nous suivons ces lignées endogamiques conduisant systématiquement à Charlemagne.

Pour nous, roturiers, il faut avoir l’orgueil modeste, il reste encore à trouver sur les registres disponibles sur les 15 dernières générations qui représentent déjà 32 768 individus et nous emmènent cinq siècles en arrière.

Dès la 31ème génération ce sont (théoriquement)1 073 741 824 ascendants qui nous précèdent. Ainsi nos ancêtres ont toutes les religions, toutes les nationalités autour du bassin méditerranéen, complétées par l’apport d’envahisseurs latins, gaëls, normands, slaves, teutons, saxons et musulmans grâce à de pacifiques alliances. Nous sommes tous cousins et de toutes obédiences.

La généalogie à partir de l’ADN, ne fait que confirmer cette situation et ne nous en apprend pas beaucoup plus…Est-ce utile de se lancer dans cette aventure (illégale en France, rappelons-le ), malgré les risques ICI que ce « don » d’ADN implique ?

De l’orthographe des noms de famille

Jean‑François « dit l’aîné »Grandidier épouse Marie‑Anne Grandidier sa petite cousine, le 29 avril 1789. Il a alors 52 ans et Marie‑Anne a 26 ans.

Cependant ce n’est pas de « l’originalité » de ce mariage dont je veux vous entretenir aujourd’hui (Il fera certainement l’objet d’un billet de blog ultérieurement), mais de l’orthographe des noms de famille qui, encore en cette fin de XVIIIsiècle, n’est pas encore tout à fait fixée.

Nous en avons la preuve dans l’acte de mariage mais aussi dans les signatures que nous regarderons avec attention car elles nous réservent aussi des surprises

Dans l’acte de mariage nous trouvons deux écritures pour le nom de famille des époux : Grandidier et Granddidier.

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Les dangers et les limites des sites de généalogie

Je m’intéressais, en vue d’un futur billet pour mon blog (rubrique : histoires familiales) à Barbe Grandidier, fille de Jean dit le jeune Grandidier, (mon sosa 1024) et de Catherine Blaise.

Mariée à l’âge de 18 ans, le 22 novembre 1678 en l’église de La Bourgonce à Georges Gérardin (25 ans) né en 1653, elle eut 16 enfants pendant les 24 années de leur union. En effet, Georges Gérardin décèdera à l’âge de 50 ans le 6 mars 1704.

Je me suis rendu sur le site de généalogie X (je ne veux pas le stigmatiser en le citant nommément, car c’est pareil sur les autres !) et j’ai feuilleté, en affichant les noms du couple et la localisation :Vosges, au moins une quarantaine d’arbres déposés par des généalogistes « vraiment amateurs »…

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Famille et généalogie

« On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille… », on connaît la chanson ! Tout comme « l’incomparable air de famille », cette étrange ressemblance qui fait que les autres sont aussi les miens…

Fils de… pourquoi, pour dire un homme, le présenter comme un fils, racontant alors sa lignée ? Maillon dans la chaîne des générations, membre d’une lignée ouvrant sur l’infini, immergeant l’histoire de la famille dans la grande histoire de l’humanité, nous pourrions en avoir le vertige…

Pourtant, parmi toutes les constructions sociales, la famille occupe une place à part. C’est dans l’enceinte familiale que s’expérimente une forme originale de l’attachement et de l’interprétation de soi.

La confrontation aux histoires que tisse la réalité familiale dessine, en effet, progressivement un art d’être soi. C’est là, où l’on découvre qui l’on est et qui l’on veut être…

« Il y a une longue résonance du plus ancien ancêtre au dernier descendant. Mes ancêtres, je les reproduis ». Georges Clemenceau.

Telle est ‑ selon moi ‑ l’image de la famille, lieu potentiel de construction ou de déconstruction des identités personnelles, conjugales, familiales et sociales. Mais aussi lieu de mémoire : elle tire de la longue lignée des devanciers sa dimension monumentale. Elle y puise ses modèles, ses certitudes ou, du moins, ses assurances sur ce qu’être humain veut dire.

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Généalogie et Histoire

La généalogie (du grec γενεά genea, « génération » et λόγος logos, « connaissance ») est certes d’abord la liste des membres d’une famille établissant une filiation ou la pratique qui a pour objet la recherche de la parenté et de la filiation des personnes.

Mais la généalogie ce n’est pas que des noms et des dates, c’est aussi des histoires et, pour finir, notre histoire.

En effet, la généalogie peut être considérée comme une « science » auxiliaire de l’histoire, en ce sens qu’elle propose de reconstituer a posteriori les milieux de vie, l’identification des personnages, la description d’habitats ou de métiers anciens, la révélation d’anecdotes, etc.

Alors que nous vivons actuellement dans une ère de progrès et de changements constants. Nous avons souvent tendance à nous projeter en avant vers nos objectifs futurs, plutôt que de regarder en arrière. Beaucoup pensent que nos ancêtres ont vécu dans des temps si différents qu’il n’y a rien à apprendre d’eux, pour les aider à appréhender leurs propres expériences et les défis contemporains.

Et pourtant, je suis persuadé que le passé est le fondement sur lequel notre présent est construit. L’histoire de notre famille, de nos ancêtres et des générations passées a façonné ce que nous sommes en tant qu’unités familiales et en tant qu’individus…

« N’oublions rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir ». Anatole France

Je soupçonne malheureusement les jeunes générations de faire peu de cas des leçons de leurs aînés et je m’offusque que la mémoire des événements passés se dissolve dans l’agitation du présent…

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Générations et numérotation en généalogie

Dès que l’on commence ses recherches généalogiques, se pose le problème du classement, du repérage parmi les générations.

Les générations d’ancêtres

Vous voyez dans le tableau de droite le nombre d’ancêtres théoriques (En effet, un même ancêtre peut apparaître plusieurs fois dans la généalogie) à chaque génération.

Il est indispensable de donner un numéro à ses ancêtres afin de s’y retrouver.

Il existe plusieurs systèmes de numérotation selon que l’on travaille en généalogie ascendante ou descendante.

En généalogie ascendante, on part généralement de soi ‑ même. En généalogie descendante, on part d’un ancêtre, afin de retrouver tous ses descendants.

La numérotation ascendante Sosa-Stradonitz

Ce système a été inventé par l’Allemand Michel Eyzinger en 1590. Il est ensuite repris par Jérôme de Sosa en 1676 puis par Kerule von Stradonitz au XIXe siècle. Cette numérotation est la plus pratique et la plus utilisée pour l’établissement d’une généalogie ascendante :

  • Chaque ancêtre a un numéro invariable.
  • La numérotation part de la personne dont on fait l’ascendance, il porte le numéro 1. On l’appelle le de cujus (La locution latine complète est : « de cujus successione agitur , ce qui signifie « de la succession de qui il s’agit« )
  • Son père porte le numéro 2 et sa mère le numéro 3.Le numéro 4 est son grand-père paternel, le numéro 5 sa grand-mère paternelle, le numéro 6 son grand-père maternel et le numéro 7 sa grand-mère maternelle.
    • Le premier numéro d’une génération donne le nombre d’ancêtres à cette génération. Par exemple, le numéro 16 nous indique qu’il y a 16 ancêtres à la 5e génération.
    • Un même ancêtre peut apparaître plusieurs fois dans la généalogie : c’est un implexe L’ancêtre porte alors plusieurs numéros de sosa.
    • La numérotation sosa établie n’est valable que pour un individu. Pour ses enfants ou ses petits-enfants, la numérotation est à refaire.
    • Ce système ne tient compte que des ascendants directs. Les collatéraux n’ont pas de numéro
    • .Et ainsi de suite… Régles de la numérotation sosa
      • Un chiffre pair désigne toujours un homme, un chiffre impair une femme sauf bien sûr le numéro 1 qui est un homme ou une femme
      • Le numéro d’un père est le double de celui de son enfant
      • Le numéro d’une femme est celui de son mari plus 1
      • Le numéro d’une mère est le double de celui de son enfant plus un

      Notes sur la numérotation sosa

      • Le premier numéro d’une génération donne le nombre d’ancêtres à cette génération. Par exemple, le numéro 16 nous indique qu’il y a 16 ancêtres à la 5e génération.
      • Un même ancêtre peut apparaître plusieurs fois dans la généalogie : c’est un implexe L’ancêtre porte alors plusieurs numéros de sosa.
      • La numérotation sosa établie n’est valable que pour un individu. Pour ses enfants ou ses petits-enfants, la numérotation est à refaire.
      • Ce système ne tient compte que des ascendants directs. Les collatéraux n’ont pas de numéro.
    • Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9rotation_de_Sosa-Stradonitz

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Généalogie et ADN

Depuis quelque temps, le tout petit monde de la généalogie sur les réseaux sociaux partage autour des recherches ADN à but spécifiquement généalogique, des promesses éventuelles de cette nouvelle pratique arrivée, d’abord aux États-Unis, puis en Europe et que l’on appelle généalogie génétique. Les médias classiques s’intéressent également à cette nouvelle mode (par exemple : Guillaume DE MORANT était au cœur d’un reportage au JT du soir de M6)

Cette pratique est pourtant légalement interdite en France. Aussi, ce sont essentiellement des laboratoires américains et israéliens qui, en réalisant ces analyses par milliers ou millions de par le monde, se constituent des fichiers et vous promettent (votre ADN révélant votre patrimoine unique) tant de découvrir les groupes ethniques et les régions géographiques de vos origines, que de trouver de nouveaux parents inconnus à travers votre ADN partagé…

Je partage largement les nombreuses réticences concernant les différents risques d’utilisation commerciales que ces sociétés peuvent ou pourraient faire de ces immenses bases de données. En effet, les entreprises qui commercialisent ces tests ne le font pas par philanthropie, elles souhaitent en tirer des bénéfices.

Sur le plan philosophique, que « 23andMe» vendent ces données à un laboratoire pharmaceutique, pour que celui-ci les utilise en vue de recherches médicales pour créer de nouveaux vaccins, ou médicaments, semble, au premier abord, très intéressant et utile. « 23andMe » se vantant de pouvoir évaluer vos risques de développer telle ou telle maladie, imaginons maintenant qu’une grande société d’assurance mondiale arrive à récupérer une partie de ces données génétiques. Que pensez-vous que fera cette société d’assurance en découvrant que votre ADN contient certains marqueurs que l’on relève sur les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou Alzheimer par exemple : pour moi, pour mes enfants dans quelques années, ou même mes petits-enfants dans quelques décennies puisqu’ils partageront tous une part de mon ADN.

Vous avez compris que je ne suis pas favorable, ni prêt à faire ce test. Il y a une immense différence entre étudier la génétique d’une population d’un point de vue global et statistique et autoriser le test ADN particulier et personnel. Mettre les deux approches sur le même plan me semble malhonnête et dangereux.

Pourtant, c’est une autre question que je me pose: la généalogie génétique est-elle de la généalogie ?

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Curiosités généalogiques

Qu’est-ce que le « pécule quasi-castrense » dans un acte notarié ? Terme rare dans un acte, le pécule quasi-castrense est la somme d’argent que reçoit à titre de bienfait ou de récompense un fils de famille qui s’est acquitté d’une charge auprès d’un prince, ou qui a exercé une dignité ou une charge publique. À ce titre, ce pécule lui appartient en pleine propriété.

Qu’est-ce que le « droit de courtage » dans un acte notarié ? Il s’agit d’un droit d’aide (impôt royal indirect perçu sur les cabarets et les ventes de boissons) attribué à des offices de jaugeurs de futailles. Il était dû, sous l’Ancien Régime, à chaque vente et revente de boissons en gros ou au détail dans les bourgs et les villes. Mais son mode de perception était très injuste et souffrait de nombreuses exemptions (nobles, bourgeois, ecclésiastiques…). A noter que dans certaines provinces, ce droit était également perçu sur les marchandises transportées par les colporteurs et autres marchands ambulants : poisson de mer, bétail, bois, tabac et cartes à jouer. 

Qu’est-ce que le « convoi de Bordeaux » dans un acte? Il s’agit d’un droit levé à Bordeaux sur les eaux-de-vie et les vins exportés par les fleuves et les rivières. Cette appellation rappelle qu’à l’origine les bourgeois et les marchands payaient une escorte pour garantir la sécurité de leurs transports de marchandises. Des bureaux de perception étaient installés à Libourne, Bourg, Blaye, la Teste de Buch, Langon. 

Qu’est-ce que le « désaubage » ? Environ huit jours après le baptème, le désaubage consiste à retirer à l’enfant sa robe blanche de baptème. Cette action est généralement l’occasion d’une fête familiale où l’on partage un repas et où l’on donne de menus cadeaux aux enfants présents.

Qu’est-ce qu’un « tellatier » ? 10 janvier 1671 – contrat de mariage entre Etienne PAQUIER tellatier fils de feu Mathieu Paquier et de N,. Teyssière, natif du lieu de Montchaut, paroisse de Falgairolles (probablement Faverolles) diocèse de Saint-Flour-en-Auvergne…
Seul le dictionnaire de Frédéric Godefroy, Lexique de l’Ancien français, donne la définition de ce mot ancien : le tellatier est un marchand ou fabricant de toile.