Q comme Quête

La généalogie est généralement décrite comme une pratique dont l’objet est la recherche de ses ancêtres, afin de reconstituer son histoire familiale et de connaître ses racines en remontant le temps et les générations. C’est elle qui permet d’établir son arbre généalogique.

Il s’agit alors d’aller « quêter » les renseignements pour reconstituer, (en totalité ou partiellement), la lignée d’une famille en remontant le temps à partir d’une personne vivante qui constitue le point de départ des recherches.

Cette quête nous plonge dans la connaissance, puis la recherche dans les registres paroissiaux et de l’État civil comme les archives notariales (contrat de mariage, déclaration de succession, inventaire après décès), les archives administratives (cadastre, recensements), les archives juridiques (procès-verbaux, jugements, naturalisations) ou les archives militaires pour obtenir des documents authentiques et officiels.

C’est petit à petit, que se recueillent les informations et que se construit la lignée généalogique.

Pour certains cette quête peut paraître rébarbative et répétitive, mais au fond chaque découverte, chaque pas en avant, apporte son lot de satisfaction et de joie…

 

Cependant, la généalogie n’est pas seulement un empilement de noms. Il s’agit aussi d’une « quête d’identité » qui nous pousse à parcourir les générations pour en savoir davantage sur nos ancêtres. En effet comme le dit un proverbe chinois : « Un homme sans ancêtres est un ruisseau sans source, un arbre sans racines », aussi c’est un plaisir de « quêter »les anecdotes, de faire sortir de l’oubli et de l’anonymat des ancêtres oubliés, de donner chair à ceux qui nous ont précédés, d’ expliquer d’éventuels « non-dit » ou des souffrances familiales anciennes, etc.

Qui étaient mes ancêtres ? Comment et où vivaient-ils ? C’est mon père Jean, aujourd’hui décédé, qui a commencé à « (en)quêter » sur nos ancêtres et à me faire découvrir ce riche patrimoine. Il m’a donné l’envie de m’intéresser à eux à travers la géographie, l’histoire via le prisme des petites histoires individuelles de nos ancêtres, de leurs métiers etc.

Rien n’est jamais fini en généalogie, chaque jour ma « quête » continue, car je suis en accord avec Le Clezio qui nous explique dans Voyage à Rodrigues : « L’avenir, cette énigme irritante, m’ennuie. Mais choisir son passé, se laisser flotter dans le temps révolu comme on remonte la vague, toucher au fond de soi le secret de ceux qui nous engendrés : voilà ce qui permet de rêver, qui laisse passage à une autre vie, à un flux rafraîchissant »

 

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