I comme Identification

J’ai trouvé trois sens au mot « identification » et tous les trois se raccrochent de mon quotidien généalogique :

  • Action d’identifier, d’établir l’identité de quelqu’un.
  • Action de s’identifier à quelqu’un, à quelque chose.
  • Processus par lequel le sujet constitue son identité, sa personnalité depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte.

1 – Action d’identifier, d’établir l’identité de quelqu’un :

Lors de nos recherches, nous « butons » souvent sur des homonymies qui (nous pourrissent la vie) nous obligent à rechercher ici ou là, ailleurs, des indices nous permettant d’établir la véritable identité de notre parent « suspect ».

C’est alors un vrai travail d’enquêteur. Nous devons nous transformer en Sherloch Holmes pour rechercher le moindre indice qui nous permettra de valider telle ou telle option prise.

Il faut chercher ici ou là dans les actes annexes, rehercher dans les actes de baptêmes les parrains ou marraines, les témoins dans les actes de mariage qui sont souvent des membres des familles et permettront par leur biais d’identifier avec certitude celui ou celle que nous cherchions.

Parfois c’est, malgré tous les efforts de recherche et d’enquête le pur hasard (lors d’une rencontre et d’un échange avec un ami généalogiste, par exemple) qui nous remet sur la bonne voie, et alors que nous en restons coi, une petite musique vient troubler notre esprit : « Élémentaire, mon cher Watson » !

2 -Action de s’identifier à quelqu’un, à quelque chose:

Le généalogiste, quel qu’il soit, amateur ou averti, n’est pas seulement un « créateur de listes de noms et de date » c’est aussi un passeur de mémoire. Connaître les origines de sa famille, savoir qui étaient ses ancêtres, comment vivaient-ils ?

Ainsi, lorsque je m’intéresse à mes ancêtres vosgiens établis depuis 1660 à la ferme du clos Collotte à La Salle dans les Vosges, je m’identifie à eux à leurs conditions de vie de paysans au fil des ans.

Voir pour exemple : http://jlgrandidier-genealogie.fr/index.php/2019/12/31/monographie-familiale/

3 – Processus par lequel le sujet constitue son identité, sa personnalité depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte:

Un proverbe chinois nous dit : « Un homme sans ancêtres est un ruisseau sans source, un arbre sans racines ».Chaque individu représente à la fois l’aboutissement, non seulement de sa lignée paternelle, mais aussi d’un grand nombre de lignées, constituant une sorte de pyramide inversée et le point de départ d’une descendance qui constituera à son tour une autre pyramide.

Fils de… pourquoi , pour dire un homme, le présenter comme un fils, racontant alors sa lignée ? Maillon dans la chaîne des générations, membre d’une lignée ouvrant sur l’infini, immergeant l’histoire de la famille dans la grande histoire de l’humanité, nous pourrions en avoir le vertige !

Pourtant, parmi toutes les constructions sociales, la famille occupe une place à part. C’est dans l’enceinte familiale que s’expérimente une forme originale de l’attachement et de l’interprétation de soi. : Georges Clémenceau l’ affirmait : « Il y a une longue résonnance du plus ancien ancêtre au dernier descendant. Mes ancêtres, je les reproduis ».

Connaître sa généalogie c’est connaître d’où l’on vient pour mieux aller où l’on va, pour donner un sens à sa vie.

 

 

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